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Cicatrice - Un village et l’excision
Lutte contre l’excision
jeudi 3 février 2005.

Dominique Voinçon, journaliste, a enquêté sur le passage obligé à l’excision pour une jeune fille du Burkina Faso, lorsqu’elle doit devenir femme. Le livre est constitué en grande partie par les clichés du photographe Benoît Lange, ponctués par des textes de l’auteur.

L’excision est une pratique interdite au Burkina Faso depuis 1996. Elle continue, comme dans beaucoup de pays d’Afrique, a se pratiquer.

En quoi consiste t’elle ?

L’excision consiste en l’ablation d’une partie des organes génitaux externes de la femme. Il en existe trois formes :
-  la sunna, on coupe la membrane du clitoris, ou on incise le clitoris, voire en en coupe le capuchon ;
-  l’excision par clitoridectomie avec ablation totale ou partielle des petites lèvres,
-  l’excision pharaonique (la plus barbare) ou l’on procède à une infibulation : ablation du clitoris, des petites et grandes lèvres, suturassions de la vulve avec du catgut (le tissu conjonctif de l’intestin bovin servant à la suture résorbable, à défaut d’utiliser du matériel de suture synthétique), de fils de soie ou d’épines. Seul un orifice est ménagé pour l’évacuation de l’urine et l’écoulement du flux menstruel.

Les conséquences de l’acte

-  il y a d’abord et avant tout la souffrance lors de la mutilation. L’acte est barbare et le plus souvent pratiqué sans anesthésie, avec les moyens dont peuvent disposer les villages d’Afrique, sans anesthésiant ou matériel de désinfection sérieux ; les hémorragies sont courantes, les infections sont légions ;
-  puis vient la souffrance psychologique de la fillette blessée dans tous les sens du terme. Beaucoup d’entre elles développent par la suite des troubles psychiques liés au traumatisme,
-  enfin les souffrances des conséquences médicales : nécrose des tissus, déchirements pendant l’accouchement avec risque pour la vie de l’enfant et de la mère, rapports douloureux en plus de ne plus avoir de plaisir, infections urinaires à répétition.

Les raisons invoquées

L’excision continue d’être pratiqués pour différentes raisons, au nombre desquelles les pressions sociales : l’excision "assure" la virginité pour le futur époux, elle "garantie" l’abstinence sexuelle, elle "préserve" donc l’honneur du foyer. Mais ces raisons sont aussi culturelles et traditionnelle, l’habitude est ancrée depuis des générations. Elle peut être prônées par les religions. Pour autant, Le Coran n’y fait pas allusion selon les théologiens. Enfin, reste le problème des exciseuses qui ont du mal à arrêter du jour au lendemain et dont il faudrait s’occuper du reclassement afin qu’elles ne continuent pas d’opérer pour vivre.

Cicatrice - Un village et l’excision

Dominique Voinçon a passé deux ans entre 1984 et 1986 à Zaba, un village du Burkina Faso. Il a vécu dans les mêmes conditions que les Marka, se fondant dans leur quotidien, apprenant la langue, les rites et les coutumes locales. Accompagné de Benoît Lange, il nous raconte l’histoire d’une fillette sur le point d’être excisée, et les craintes de son frère. Les clichés noirs et blancs sont magnifiques et les portraits émouvants.

A feuilleter de toute urgence !

Seb,
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Cicatrice - Un village et l’excision
ISBN : 2828907678 / Editions Favre Sa (4 novembre 2004) / 172 pages ;

En complément :
-  Association GAMS, Groupe femmes pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles et autres pratiques affectant la santé des femmes et des enfants : voir le site ;
-  le dossier d’Afrik.com sur l’excision : cliquez ici.


Ils avancent :
-  31 mars 2007 : Par la "Proclamation 158/2007", le Gouvernement de l’Erythrée aboli l’excision. L’article de loi comporte 5 articles qui punissent ceux qui demandent, incitent ou font la promotion de la circoncision féminine en fournissant les outils ou les moyens de la pratiquer, de même ceux qui auraient connaissance d’une circoncision sans la dénoncer aux autorités. Ces personnes sont passibles d’une amende, voire de la prison.
Source : Proclamation issued to abolish female circumcision sur le site du Ministère de l’information du Gouvernement de l’Erythrée (en Anglais).


 

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