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Environnement
Eau : les grands groupes anticipent la pénurie
Main mise sur l’eau dans le monde
mercredi 25 avril 2007.

Changements climatiques obligent, l’eau est en passe de devenir un futur or bleu. De grands groupes comme Nestlé ou Danone achètent les sources mondiales à tour de bras. Outre le non-sens écologique de mettre l’eau en bouteille, on peut s’interroger sur la main mise d’une ressource indispensable à la vie.

Le Conseil Mondial de l’Eau (The World Water Council) a défini officiellement l’eau comme étant un « besoin essentiel » pour l’homme lors du second Forum Mondial de l’Eau à la Haye en 2000.

Le marché de l’or bleu

Pour autant, l’humanité est en passe de se faire confisquer cette ressource vitale par de grands groupes.

Boursier.com titrait encore le 16/04/2007 « Nestlé : l’eau indienne dans le collimateur ? » : « l’entreprise suisse s’intéresse à Mount Everest Water, un producteur local d’eau minérale. Cette société est une petite cible pour un groupe tel que Nestlé (moins de 50 Millions de Dollars de chiffre d’affaires l’année dernière), mais elle évolue sur un marché appelé à devenir stratégique »

C’est un fait, Nestlé, Danone et d’autres et s’intéressent à l’eau et rêvent d’en contrôler le marché. Lors du lancement de certaines marques, ces groupes n’hésitent pas à :
-   décrédibiliser les institutions publiques chargées du traitement et de la distribution de l’eau alors qu’elles n’ont pas ou peu de « budget com » pour se défendre et rétablir la vérité,
-   entretenir les idées préconçues sur l’eau du robinet (mauvais gout, présence de chlore, plomb ou de nitrates, etc...).

La gabegie de l’eau minérale en bouteilles

Or la stagnation dans des bouteilles en plastique due aux délais de consommation allongés par le transport et le stockage dégrade la qualité de l’eau.

Une bouteille ouverte depuis plusieurs jours représente un danger pour la consommation, contrairement à l’eau sans cesse renouvelée du robinet.

Enfin, c’est un non-sens écologique de mettre de l’eau en bouteille au lieu de la transporter dans des tuyaux. Des tonnes d’emballages sont nécessaires et pas toujours bien recyclés, s’ajoutent à cela des kilomètres de transports souvent en camion.

A ce propos, « Initiative des Alpes » a décerné le « Prix des transports absurdes » à Nestlé Waters en 2003.

Nestlé préconise l’eau en bouteille pour contrer les problèmes d’hygiène dans les pays en voie de développement mais l’eau en bouteille est beaucoup trop chère pour cela. Et cette « initiative » décourage les autorités locales d’investir dans les réseaux de distribution.

Enfin, certaines sources ne sont pas exploitées de façon pérenne et sans danger pour la source elle-même. L’économie passe souvent devant une exploitation compatible avec le développement durable... (cf la note de bas de page « Nestlé parti, qui va payer les dégâts ? »).

A l’avenir...

Ce constat doit pousser à la réflexion. Est-il bon de laisser une ressource aussi importante que l’eau aux mains de groupes privés qui sauront nous la vendre cher lorsqu’ils seront les seuls à contrôler le marché ?

Seb,
© 2004-2010 / C-pas-net.org

A lire :

-  Nestlé et le commerce de l’eau en bouteille - ATTAC-Suisse, 18 octobre 2005,
-  « Nestlé parti, qui va payer les dégâts ? » - Le Courrier (Suisse) du 24 Janvier 2004


 

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