C-pas-net.org Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas... Accueil
À propos
Plan du site
Cont@cts

Accueil > Société >


Dans la même rubrique

 Vos recherches

 


Droit de mourir
Chantale Sébire n’a pas été entendue...
2008 : la France est incapable d’aider les malades qui veulent mourir
jeudi 3 avril 2008.

Patrie des droits de l’Homme, pays des Lumières, en 2008 la France est incapable d’aider les malades qui souffrent à partir en paix et dans la dignité.

Le combat de Chantal Sébire

Mercredi 19 mars 2008, Chantal Sébire se donne la mort en ingérant une forte dose de barbituriques. Sa maladie, un esthésioneuroblastome, était incurable. Il déformait son visage, la faisant affreusement souffrir jour et nuit. Son quotidien devenait un calvaire.

La mort pour seul soulagement

Face à sa maladie, comme dans beaucoup de cas où le patient atteint une phase finale, la médecine est impuissante. Même les maux dûs aux effets secondaires de la tumeur ne pouvaient plus être calmés.

Chantale Sébire aurait pu partir sans bruit. Au lieu de cela, alors que la souffrance absorbe les forces qui lui restent, elle alerte les médias et demande le droit de mourir. Pendant des jours, elle répondra aux multiples interviews même dans les pires moments.

Pourquoi ?

Pour faire avancer le débat sur l’euthanasie.

Notre société reste sourde

Mais le lundi 17 mars, la justice rejetait sa demande, estimant que sa requête s’opposait au code de déontologie médicale, au code pénal, ainsi qu’à la Convention européenne des droits de l’Homme.

Où se situe le droit de l’Homme et où se place la dignité lorsque l’on n’apporte aucune réponse à un humain, en pleine possession de ses moyens, qui appelle à l’aide ? Avec tout le respect possible pour Chantale Sébire, Vincent Humbert et les personnes qui sont dans des situations similaires, il est difficile de ne pas faire le parallèle avec la compassion que nous avons pour nos animaux de compagnie. A eux, nous accordons le droit de mourir.

Les dérapages

Dans la normale, la vie est trop belle pour que l’on se permette de s’aider les uns et les autres à mourir. Mais dans des situations comme celles de Chantale Sébire, ne devrions-nous pas réfléchir, parler et faire évoluer notre société ?

Bien entendu, il convient d’être prudent. Il ne faut pas encadrer légalement les homicides ni décourager les malades qui ont des chances de rémission. De même, quel type d’euthanasie serait tolérable : celle médicalement assistée ou celle, passive, qui consiste à laisser un corps mourir de déshydratation ou par manque d’oxygène (lorsque l’on "débranche la machine") ?

Pour autant, en attendant le débat, on peut se demander légitimement si notre société n’est pas condamnable pour non-assistance aux personnes qui souffrent.

Il est temps d’évoluer

Il est temps que notre société évolue. L’aide au suicide est autorisé en Belgique et en Suisse. En France, les hommes politiques fuient ce débat trop dangereux pour eux et la justice détourne les yeux. Pendant ce temps, les personnels soignants et les familles font ce qu’ils peuvent, tiraillés entre le chagrin et la culpabilité. Ouvrons au moins le débat. Laissons les considérations religieuses de côté et, pour une fois, parlons réellement d’éthique.

Seb,
© 2004-2010 / C-pas-net.org

ADMD - Association pour le Droit de Mourir dans la Dignité
L’ADMD milite pour permettre à chacun d’avoir une fin de vie conforme à ses conceptions personnelles de dignité et de liberté.

Si, vous aussi, vous souhaitez librement, en conscience et sans influence, choisir les conditions de votre propre fin de vie, vous pouvez demander à l’AMDM de vous représenter au Parlement afin d’initier ce grand débat sur la fin de vie.

Pour cela, il suffit de signer la pétition de l’ADMD sur son site :
- Signer la pétition de l’ADMD.


 

Du même auteur

ADMIN   Accueil |  À propos |  Plan du site |  Cont@cts